Le canon des écrits crypto

Quels seraient les écrits canoniques si l’on devait réunir la somme des textes fondateurs pour décrire la crypto-économie et les actifs cryptos?

Les membres du réputé VC Andreessen-Horowitz se sont mis au travail et ont produit ceci. Le texte complet est à : https://a16z.com/2018/02/10/crypto-readings-resources/

Here’s a list — building on and including Chris’ last roundup — of crypto readings and resources. It’s organized from building blocks and basics; foundations (& history); and key concepts — followed by specific topics such as governance; privacy and security; scaling; consensus; cryptoeconomics and investing; fundraising and token distribution; decentralized exchanges; stablecoins; and cryptoeconomic primitives (crytocollectibles, curation markets, games). We also included a section with developer tutorials, practical guides, and maker stories — as well as other resources, such as newsletters and courses, at the end.

 

Building Blocks and Basics

WTF is the blockchain? — understanding the problem it solves before defining it
by Mohit Mamoria
https://hackernoon.com/wtf-is-the-blockchain-1da89ba19348

Ever wonder how bitcoin (and other cryptocurrencies) actually work?
from 3Blue1Brown
https://youtu.be/bBC-nXj3Ng4

How the bitcoin protocol actually works
by Michael Nielsen
http://www.michaelnielsen.org/ddi/how-the-bitcoin-protocol-actually-works/

Ethereum in 25 minutes
by Vitalik Buterin
https://youtu.be/66SaEDzlmP4

How does Ethereum work, anyway? — how it functions at a technical level, without complex math
by Preethi Kasireddy
https://medium.com/@preethikasireddy/how-does-ethereum-work-anyway-22d1df506369

Decrypting crypto, from bitcoin and blockchain to ICOs
by Alex Rampell
https://a16z.com/2017/12/08/summit-crypto-alex-rampell/

Cryptographic hash function — what they are, properties of, etc.
by Khan Academy
https://youtu.be/0WiTaBI82Mc

basic primer on blockchain — ledger basics, why it matters
by Chris Berg, Sinclair Davidson, and Jason Potts
https://medium.com/@cryptoeconomics/the-blockchain-economy-a-beginners-guide-to-institutional-cryptoeconomics-64bf2f2beec4

basic terminology for Ethereum — from gas to dapps (distributed apps)
by Matt Condon
https://medium.com/@mattcondon/getting-up-to-speed-on-ethereum-63ed28821bbe

a basic glossary of terms — a few short and simple definitions
https://tangelo.co/insights/blog/techs-must-have-reference-guide-to-blockchain-and-cryptocurrency

Beginner’s guide series on cryptoassets (series) — from ethereum to litecoin
by Linda Xie
https://medium.com/@linda.xie/beginners-guide-series-on-cryptoassets-d897535d887 

Foundations (& History)

Bitcoin whitepaper (2009): A Peer-to-Peer Electronic Cash System
by Satoshi Nakamoto
https://bitcoin.org/bitcoin.pdf

Ethereum whitepaper (2013+): A Next-Generation Smart Contract and Decentralized Application Platform
by Vitalik Buterin et al
https://github.com/ethereum/wiki/wiki/White-Paper

The Byzantine Generals Problem (1982)
by Leslie Lamport, Robert Shostak, and Marshall Pease
https://people.eecs.berkeley.edu/~luca/cs174/byzantine.pdf

The Agoric papers series (1988)
by Mark Miller and K. Eric Drexler
https://e-drexler.com/d/09/00/AgoricsPapers/agoricpapers.html

The idea of smart contracts (1997)
by Nick Szabo
http://www.fon.hum.uva.nl/rob/Courses/InformationInSpeech/CDROM/Literature/LOTwinterschool2006/szabo.best.vwh.net/idea.html

Why bitcoin matters (2014)
by Marc Andreessen
https://dealbook.nytimes.com/2014/01/21/why-bitcoin-matters/

Bitcoin’s academic pedigree (2017)
by Arvind Narayanan and Jeremy Clark
https://queue.acm.org/detail.cfm?id=3136559

 

 

Paris : première place pour ICO?

https://www.trustnodes.com/2018/03/16/paris-embraces-icos-incredible-uturn

Paris Embraces ICOs in an Incredible Uturn

France is bidding to become the most friendly jurisdiction for ICOs as their Ministry of Finance prepares to rush legislation that will create a voluntary regulatory framework according to local media.

“Our goal is to provide legal certainty for those who seek it, without hindering those who want to follow their own path. We have a rather liberal approach.

We work for a flexible, non-dissuasive framework. At the same time, we are not naive either, we know that these products can be risky,” sources from the Ministry of Finance, or as the French call it due to its location, Bercy, told local media.

AMF, the French Financial Conduct Authority (FCA), is planning to take an innovative approach of incentivized regulations.

The framework for ICOs will probably take the form of an optional authorization scheme, with or without a license issued by the AMF.

Those that want a license will have to provide guarantees to investors, but unlicensed ICOs will not be banned with France thus taking a very different approach from any regulator so far.

It stands in stark contrast to the Securities and Exchanges Commission (SEC) which has merely extended centuries old discriminatory laws to 21st century innovation. With a SEC division considering even cloud mining purchases as securities.

Paris has also seemingly beaten London to it, although we can’t imagine even FCA would have been this forward looking.

Lisbon Investor Summit #LIS17

J’ai eu l’occasion de parler aujourd’hui des options en Europe pour les entreprises Tech entre M&A et Financement  Au côté de  Paulo Rodrigues da Silva ( CEO of EURONEXT PORTUGAL )  Marco Fernandes (CEO de PME Investimentos, équivalent de la BPI au portugal )

 

Sans Blockchain publique, pas de remise en cause du statu quo du système financier

 

<Communiqué de presse du 29 Mars 2016> 

Il y aurait une incohérence indépassable à utiliser une invention pour faire l’opposé de ce qu’elle permet. Favoriser le développement de la Blockchain pour construire des réseaux privés, ce serait manquer un deuxième rendez-vous historique avec la technologie, après avoir parié sur le minitel (privé) plutôt que sur le web (public).

A l’occasion des Assises de la finance participative qui se tiendront le 29 mars 2016 à Bercy, il est attendu que le Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique fasse connaître la position de son administration sur les utilisations de la technologie Blockchain dans les services financiers.

BITCOIN FRANCE profite de cet événement et de cet agenda pour communiquer son point de vue sur l’avenir de la Blockchain en France, en insistant sur la nécessité pour l’exécutif de protéger les réseaux ouverts.

La Blockchain publique pourrait bouleverser l’ensemble des services financiers existants

La Blockchain est une technologie émergente et particulièrement prometteuse : si émergente et si prometteuse qu’aucune définition ne fait consensus à ce jour. Définir la Blockchain a minima reste néanmoins possible : la Blockchain est la technologie sous-jacente à la formation de grands réseaux décentralisés (tous les nœuds d’un réseau ont une fonction comparable : stocker et faire transiter l’information) et ouverts (chacun peut y participer dès lors qu’il est équipé de façon appropriée). Ce faisant, la Blockchain est susceptible de transformer toutes les industries aujourd’hui organisées – a contrario – en réseaux centralisés et fermés, parmi lesquelles : les services financiers.

En effet, en supprimant la nécessité de recourir à une autorité centrale ou à un tiers de confiance, la Blockchain pourrait bouleverser tous les systèmes de transactions existants. Cette technologie vient donc défier dès à présent les banques, les intermédiaires financiers et les sociétés émettrices de cartes de crédit. D’ailleurs, ce n’est sûrement pas accidentel si la première et la plus connue des applications de la Blockchain est le Bitcoin, un système de paiement où les coûts de transaction sont quasi nuls.

Face à ce risque de disruption, les principaux prestataires de services financiers se sont intéressés à la Blockchain. Cependant, la stratégie adoptée à ce jour nous semble assez peu pertinente : pour éviter de perdre leur rôle de tiers de confiance, ces derniers travaillent à la constitution de réseaux privés. Une « blockchain privée » : c’est, selon nous, un oxymore sans perspective.

Pour ces acteurs, l’enjeu est de contrôler cette technologie émergente en imposant leur propre réseau. Or, placer des barrières à l’entrée et introduire une autorité centrale à l’intérieur de réseaux suivant un protocole inspiré des règles de la Blockchain, ce n’est pas contrôler la technologie mais c’est abolir sa spécificité et c’est s’exposer au risque de se faire déborder par un réseau qui sera, lui, ouvert et décentralisé.

Le potentiel disruptif de la Blockchain a amené le législateur et l’exécutif à se pencher sur cette technologie, même s’ils s’intéressent à sa partie la moins disruptive : les blockchains privées

A ce jour, le législateur et le pouvoir réglementaire ne reconnaissent pas une spécificité des services basés sur la Blockchain. Ces derniers sont donc placés sous des régimes de droit préexistants et souvent peu adaptés aux caractéristiques de cette technologie. A titre d’exemple, en supprimant le besoin d’un tiers de confiance, les « smart contracts » (contrats basés sur la technologie Blockchain dans lesquels les obligations des contractants sont automatiquement réalisées) rendent inapplicable une grande partie du droit des contrats privés. La fiscalité appliquée au Bitcoin est un autre exemple du retard du droit sur la technique.

Néanmoins, le législateur et le pouvoir réglementaire n’ont cessé de montrer un intérêt croissant sur le sujet et, cela, dès 2014. Cette année-là, BITCOIN FRANCE était invitée par la Commission des Finances du Sénat à donner sa vision sur les services de paiement décentralisés. Ce 29 mars 2016, la place faite à la Blockchain lors des Assises de la finance collaborative révèle la volonté du Gouvernement de libérer les potentialités de cette technologie.

Le législateur et l’exécutif ont une très bonne intuition : cette technologie peut rebattre les cartes dans de nombreux secteurs. L’assouplissement de la loi pour permettre l’expérimentation des applications de la Blockchain – par exemple, en autorisant l’émission de bons de caisses par les PME – est la meilleure façon de procéder. Cependant, la question du format des réseaux est cruciale : procéder par réseaux privés, ce serait condamner l’expérimentation avant même qu’elle ait commencé.

Il y aurait une incohérence indépassable à utiliser une invention pour faire l’opposé de ce qu’elle permet. Favoriser le développement de la Blockchain pour construire des réseaux privés, ce serait manquer un deuxième rendez-vous historique avec la technologie, après avoir parié sur le minitel (privé) plutôt que sur le web (public). La Blockchain permet de revoir en profondeur l’organisation de nos réseaux : utilisons-la pour en améliorer le fonctionnement, pas pour en protéger la forme actuelle.

Si la position adoptée par le Gouvernement nous semble prometteuse, il conviendra néanmoins d’agir vite et de favoriser les réseaux ouverts

BITCOIN FRANCE se félicite des initiatives lancées par le Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique sur le terrain de la finance participative. La Blockchain a un important potentiel disruptif. Comme dans toute technologie de réseaux, le premier à jouer sera probablement celui qui remportera la mise, en tirant profit de son avance. Il est donc crucial que le législateur et le pouvoir réglementaire aménagent rapidement un environnement favorable au développement de champions français de cette technologie.

Aussi, pour déployer toutes ses potentialités, la Blockchain aura besoin de réseaux publics qui sont les seuls à rester fidèles à l’essence de cette technologie : l’histoire informatique nous enseigne d’ailleurs que les systèmes privés finissent toujours par perdre contre les systèmes ouverts. Face à la tendance des acteurs déjà installés à développer des réseaux privés, l’Etat a tout intérêt à protéger la formation de réseaux publics, concurrents des réseaux privés, et d’éviter l’altération de la technologie Blockchain.

Les enjeux sont triples : le niveau de l’emploi, la modernisation de l’économie et la souveraineté technologique française dépendront à terme du bon développement d’applications françaises de la Blockchain. Pour y parvenir, il conviendra d’agir dans deux directions : en allégeant le droit s’appliquant aux entreprises développant ces technologies, et aux épargnants souhaitant bénéficier de ces services, et en soutenant l’investissement dans les acteurs français de la Blockchain.

La France compte déjà à ce jour quelques belles promesses dans ce domaine, parmi lesquelles : Ledger, spécialiste de la sécurité des réseaux publics, et Paymium, spécialiste des conversions et paiements en bitcoins. Il serait regrettable que des obstacles juridiques et financiers les empêchent de grandir.  

BITCOIN FRANCE défend la Blockchain publique, la seule qui peut permettre de générer de nouvelles applications soucieuses des libertés.

Visa explore la Blockchain

 

Initiative interessante de VISA France qui organisait une conférence pour évoquer les transformations à venir par la technologie fondatrice de Bitcoin la Blockchain.

La technologie blockchain fait beaucoup parler d’elle depuis quelques années. Si la monnaie virtuelle, notamment Bitcoin, est l’usage la plus connue, la technologie blockchain offre de nombreuses possibilités à un grand nombre de secteurs de l’économie : l’authentification, l’identification, la tenue de livres de compte (ledger), les micro-paiements etc. Quelques grandes entreprises commencent à se réunir au sein de consortium tels que R3 pour développer des services basés sur la blockchain.

Dans le secteur bancaire, certains disent que la blockchain permettra de réaliser des économies substantielles notamment pour les coûts de gestion de comptes ou encore les moyens de paiement.

 

Où en sommes-nous aujourd’hui ? Quels sont les grands usages de la blockchain ? Comment cette technologie va-t-elle impacter les banques et les institutions financières ?

Rapport Fintech 2020

Extrait du rapport.

Rapport produit par : Pierre-Alexis de Vauplane, Jean-Baptiste Bernard, Edouard Roblot sous la direction de :Jean Rognetta, délégué général de CroissancePlus et de PMEfinance  avec le soutien et la collaboration du cabinet Kramer-Levin

L’innovation s’incarne à travers Blockchain, une technologie qui sert actuellement de support au bitcoin, et à travers l’ensemble des protocoles décentralisés de vérification des échanges. Ces nouvelles Fintech ne se réduisent pas au secteur bancaire puisqu’elles s’attaquent à des secteurs très variés comme la preuve de l’existence, la protection des données privées ou même le vote des citoyens.

Les nouvelles technologies de la finance (« Fintech ») marquent avant tout une nouvelle étape de la désintermédiation bancaire. Alors que, jusqu’ici, celle-ci s’est faite sur les produits (cartes de crédit, puis marchés obligataires permettant de contourner le produit bancaire mais pas le banquier), elle s’attaque désormais aux métiers. Les Fintech prétendent remplir la même fonction que le banquier : assurer la sécurité d’un système de paiement, prêter de l’argent à partir de dépôts d’investisseurs, etc. – mais différemment. Aujourd’hui, la différence la plus évidente se réduit à la relation avec le client. Elle réside en effet dans une « expérience client » mieux réussie, grâce aux nouvelles technologies, notamment le Big Data, et aux nouveaux moyens de communication. Pour l’essentiel, et pour l’instant, les Fintech restent sur des niches réservées aux clients exclus des banques, aux geeks ou à des besoins très spécifiques non couverts par le système bancaire.

A quelques (rares) exceptions près, les banques françaises ont tardé dans l’adoption de ces nouvelles technologies, en arguant de raison de sécurité, du besoin de rencontrer les clients avant de signer un emprunt, etc. Ce faisant, elles ont confondu les besoins nécessaires à la satisfaction de leurs clients et les habitudes qu’elles avaient prises au fur et à mesure de leur organisation. Les Fintech représentent donc une menace concurrentielle avec laquelle elles devront composer.

Jusque-là, l’Etat n’aurait guère à s’en soucier. Néanmoins, la deuxième génération de Fintech aura des conséquences immenses pour les banques, le système financier et l’économie tout entière. Elle s’incarne à travers Blockchain, une technologie qui sert actuellement de support au bitcoin, et à travers l’ensemble des protocoles décentralisés de vérification des échanges. Ces nouvelles Fintech ne se réduisent pas au secteur bancaire puisqu’elles s’attaquent à des secteurs très variés comme la preuve de l’existence, la protection des données privées ou même le vote des citoyens.

Le premier champ de bataille se situe dans le paiement, car cette technologie est capable de réduire drastiquement les coûts de transaction en créant un système alternatif de transaction. Cela concerne potentiellement chaque entreprise, et chaque Etat, qui se trouve menacé dans l’un des piliers de sa souveraineté : battre monnaie et régir la confiance de ses sujets/citoyens.

Le potentiel de Blockchain est comparable à celui d’un autre protocole, TCP-IP. La France, attachée au Minitel, a raté le virage Internet dans les années 1990. Il convient, cette fois, de surfer la vague plutôt que de l’attendre. Le présent rapport préconise plusieurs propositions pour permettre à la France et l’Europe de transformer une menace en avantage concurrentiel.

Le rapport est ici :

Rapport-Fintech-2020-reprendre-linitiative-27OCT15-V3

La loi et la Blockchain (privée et publique)

Extrait du très bon article de Hubert de Vauplane dans le blog de Alternatives Economiques 

 

Blockchain privée et publique

La question de la blockchain privée ou publique n’est pas récente. Mais le débat est renouvelé depuis que les institutions financières voire les banques centrales s’intéressent à la technologie de la blockchain dans la mesure où ces dernières expérimentent des applications purement privées. De quoi s’agit-il ? Une blockchain publique (c’est-à-dire un registre – ledger – ouvert à tous) se caractérise par son ouverture totale et décentralisée : tout le monde peut y accéder et effectuer des transactions et tout le monde peut participer au processus de consensus. Il n’y a donc pas de tiers de confiance. C’est le modèle le plus connu, celui qui est à l’origine de la technologie et utilisé par le bitcoin, et qui répond à une approche communautaire, voire alternative, de l’économie.

C’est le seul modèle reconnu par les puristes. À côté de ce modèle, il existe aussi ce que l’on appelle la blockchain de consortium, où le processus de consensus est contrôlé par un ensemble présélectionné de nœuds ; par exemple, on pourrait imaginer un consortium de 15 institutions financières, dont chacune opère un nœud et dont 10 doivent signer chaque bloc pour que le bloc soit valide (comme le prévoit le projet R3 entre plusieurs grandes banques internationales). L’accès à cette blockchain peut être public ou restreint aux participants selon un processus de cooptation. Ces blockchains peuvent être considérées comme « partiellement décentralisées ». Enfin, il y a les blockchains totalement privées, où l’accès d’écriture est délivré par une organisation centralisée, mais où les autorisations de lecture peuvent être publiques ou restreintes. Il s’agit typiquement de l’utilisation à laquelle travaillent certains organismes de règlement/livraison ou certaines banques centrales pour les opérations de règlement de devises en monnaie banque centrale.

La gouvernance de la blockchain

Les règles de fonctionnement de la blockchain dépendent de son degré d’ouverture : plus la chaîne est ouverte, moins il y a de gouvernance, et inversement. Ainsi, dans une blockchain privée, comme celle qui sous-tendrait un système de règlement/livraison ou un registre de cadastre, la gouvernance est régie par l’institution qui gère la chaîne : sont ainsi déterminés dans des règlements, les conditions d’accès, le fonctionnement, la sécurité et le mécanisme de reconnaissance légale des transactions. Inversement, dans la blockchain publique où l’accès est totalement libre, il n’existe pas d’autres règles de fonctionnement que la technologie elle-même (selon l’expression,  » Code is Law »du juriste américain Lawrence Lessing).