Blockchain et IoT : le plaidoyer d’IBM

En 2015, IBM publiait la preuve de concept de son projet ADEPT (Autonomous Decentralized Peer-to-Peer Telemetry) qui vise à développer un réseau d’appareils connectés reposant sur la Blockchain. En vue, du dîner Thinkchain qui se tiendra le 1er juin 2016 sur le sujet « Blockchain et IoT », nous résumons ici les principaux arguments d’IBM pour une pénétration renforcée des deux blocs de technologies. 

Un IoT plus sûr et plus confidentiel

Un fonctionnement décentralisé. Contrairement aux réseaux d’objets connectés traditionnels, un réseau d’objets connectés reposant sur une Blockchain pourra être décentralisé sous la forme pair à pair (peer to peer). Ce type de réseaux a plusieurs avantages, à commencer par la sécurité. En effet, contrairement aux réseaux centralisés, un réseau en peer-to-peer ne dépend pas d’un acteur unique – et donc vulnérable – mais de multiples nœuds formés par les utilisateurs du réseau. Ainsi, plus il y a d’utilisateurs, plus le réseau est robuste.

Une plus grande liberté pour l’utilisateur. Incorporer la Blockchain à l’IoT pourra aussi bouleverser les habitudes en matière de confidentialité. IBM prévoit de modeler ses objets connectés futurs afin que la confidentialité soit un paramètre par défaut. Ainsi, le choix de la diffusion de données personnelles sera le fait unique du possesseur de l’objet et non plus une incitation ou une condition du fabricant. De même, le possesseur décidera aussi des interactions de son objet avec son environnement.

Des objets connectés plus riches en données et plus autonomes

Une identité unique pour chaque objet produit. En introduisant ses produits dans la Blockchain, le fabricant donne vie à cet objet qui émettra des données sur la Blockchain qui lui seront propres jusqu’à la fin de son utilisation. Ainsi, la Blockchain est une potentielle base de données produit à la fois riche et hautement fiable pour les fabricants.

Une capacité d’interaction renforcée. Les objets connectés sont censés être capables d’interagir, d’échanger des informations, de prendre des décisions mais aussi d’engager des transactions avec d’autres objets paires de leur propre chef. Cela suppose qu’ils soient capables de reconnaitre les pairs du réseau mais aussi d’évaluer leur relation de confiance avec ces derniers : or, c’est exactement ce que permet la Blockchain.

Pour illustrer, IBM a imaginé une machine à laver capable de faire ses commandes en détergents en toute autonomie auprès du fournisseur. Cela suppose l’élaboration d’un contrat entre le fabricant de la machine et son fournisseur mais aussi que la machine à laver soit capable d’évaluer l’état de ses propres ressources, de repérer le fournisseur local qui pourra répondre à se demande, de le sélectionner puis de lui adresser une demande et de recevoir la réponse du fournisseur, tout cela en parfaite autonomie. On pourrait aussi imaginer un tel schéma pour les voitures ou les bâtiments du futur.

Quelle Blockchain pour les objets connectés ?

L’autonomie des objets connectés consiste principalement dans la prise de décision et l’échange d’information, ce qui peut parfaitement être pris en charge aujourd’hui par Ethereum. Cette Blockchain permet à ses utilisateurs de créer des smart-contracts qui ne sont rien d’autre que du code informatique prévoyant les différentes options d’action envisageables selon les situations, ce qui rendrait possible les interactions entre les différents objets d’un réseau en peer-to-peer en totale autonomie.

Une question reste néanmoins en suspens : les fabricants opteront-ils pour une Blockchain publique ou privée ?

L’article d’origine est disponible ici : https://fr.scribd.com/doc/252917347/IBM-ADEPT-Practictioner-Perspective-Pre-Publication-Draft-7-Jan-2015

 

 

 

Conférence Euro Bitcoin

Programmation définitive pour la conférence Euro Bitcoin le 8 octobre, Paris

L‘association Bitcoin France organise la première conférence francophone sur les monnaies numériques de la zone euro, Euro Bitcoin. L’ambition de cet événement est clairement définie : continuer et amplifier le développement du Bitcoin dans notre économie. Proposant des interventions philosophiques et économiques ou politiques, Euro Bitcoin se différenciera ainsi des autres événements Bitcoin en ciblant un public plus large.

Sont déjà annoncés des intervenants comme Jacques Attali qui nous donnera une vision à la fois économique et philosophique sur le rôle d’une monnaie ‘libre’, comme pourrait être le logiciel. Attendez également un nombre important de conférenciers provenant de l’écosystème français comme Gonzague Grandval, cofondateur de Paymium, Éric Larchevêque, fondateur de la Maison du Bitcoin ainsi que Thierry Petit, PDG de Showroomprive. La conférence accueillera également des intervenants venus de l’étranger, notamment Jim Harper de la Bitcoin Foundation ainsi que Jeff Garzik, développeur qui travaille activement sur le code source de bitcoin.

Les sujets qui seront évoqués au congrès sont plutôt variés. Des intervenants et une table ronde traiteront des innovations qu’apportent le Bitcoin et des usages possibles, ensuite nous basculerons sur la thématique de l’infrastructure technologique. En début d’après-midi, l’intervention de Laurence Parisot lancera le sujet de la régulation, suivi d’une table ronde. En fin d’après-midi, entrepreneurs et investisseurs aborderont les sujets de l’économie et de la finance pour terminer sur un panel nommé “vers 1 milliard d’utilisateurs”. La conclusion quant à elle sera tenue par l’actuel président de Bitcoin France, Phillipe Rodriguez.

Retrouvez l’agenda complet sur le site de l’évènement.

La conférence Euro Bitcoin aura lieu le 8 octobre au site François Mitterrand de la Bibliothèque Nationale de France à Paris. Elle durera toute la journée avec des interventions de 9 heures du matin à 19 heures 30, suivie d’un cocktail.

Pour plus d’informations et pour réserver vos places, rendez-vous sur http://eurobitcoin.org.

4 propositions pour un développement responsable de Bitcoin en France

Après la Banque de France, puis l’ACPR, l’AMF vient de publier dans son analyse stratégique sa vision sur le marché des monnaies numériques (dites virtuelles), ses risques et ses opportunités de développement.

L’association profite ici de cet avis de l’AMF pour communiquer ses positions sur les points qui concernent les entrepreneurs, les entreprises, et les particuliers en matière de TVA, de cession des plus values, de régulation des paiements et des charges sociales.

I/ TVA

Afin de permettre l’essor de Bitcoin dans le domaine des moyens de paiement électroniques, il est nécessaire que leur soit appliquée une exemption de TVA sur cessions, sur le modèle de celle accordée par le HMRC Britannique dans son communiqué 09/14 du 3 mars 2014.

Dans ce modèle, les transactions réalisées en utilisant Bitcoin sont uniquement assujetties à TVA pour les biens et services échangés, mais pas sur la partie de la transaction consistant à transférer la propriété de bitcoin.

II/ Plus values de cession

L’association demande une exonération des plus values avec la création d’un moratoire pour les années fiscales 2015 et 2016 en dessous d’un seuil de l’équivalent 5000 euros de plus value par an.
Il s’agirait ainsi de donner un cadre légal et fiscal permettant à Bitcoin son développement en France. En effet, aujourd’hui, sur le territoire national, il représente un volume faible mais qui pourrait grandir dans les prochaines années. Ce moratoire ne porterait donc pas à conséquence pour les finances du pays, mais aiderait à l’installation de projets d’expérimentation utilisant Bitcoin.

III/ Règlementation

Afin de pouvoir s’inscrire dans la durée et permettre un développement harmonieux de ce marché, l’association invite les pouvoirs publics à lancer une consultation sous forme d’une mission parlementaire pour analyser les opportunités pour la France du marché des  monnaies numériques, notamment compte tenu du fort degré d’innovations technologiques lié à ces activités dans lesquelles la France possède une expertise d’excellence. Il convient d’encourager dans notre pays le développement des savoir-faire de ces techniques, par définition sans frontière, au risque de laisser nos concurrents s’en charger.

Bitcoin France se félicite des prises de positions des différentes autorités de régulation bancaires et financières en France sur Bitcoin. La France est ainsi un des très rares pays disposant d’une prise de position claire de ses régulateurs sur le sujet, alors même que la France ne figure pas dans le peloton de tête des pays utilisant le Bitcoin.

Ces positions font suites à d’autres travaux menés au niveau européens sur le sujet des « monnaies virtuelles », comme le papier publié le 4 juillet 2014 par l’Autorité Bancaire Européenne (EBA). Ce dernier document, à destination des banques et des superviseurs bancaires, s’inscrit dans un cadre différent en ce qu’il concerne la gestion des risques par les banques.

La méthode d’analyse utilisée par les régulateurs français est celle que soutient Bitcoin France : traiter de façon pragmatique le sujet Bitcoin plutôt que théorique en essayant de cerner les contours d’une définition juridique, laquelle nécessite un cadre international. Ainsi, l’association partage l’analyse selon laquelle la conversion d’une devise (euro ou dollar) en bitcoin doit s’effectuer via un prestataire régulé directement ou indirectement par l’ACPR en matière de services de paiement. Seul un statut régulé permet de s’assurer de l’application effective de l’ensemble des diligences relatives aux règlementations contre le blanchiment et le financement du terrorisme, et plus largement sur la connaissance des clients et l’information que ces prestataires doivent délivrer aux clients lorsqu’ils utilisent Bitcoin. De la même manière, l’association partage l’analyse de l’AMF selon laquelle l’investissement en bitcoin peut être analysé en un investissement en « biens atypiques » et comme tel soumis à la réglementation de l’AMF.

Ces prises de position, qui pour l’essentiel visent à souligner les risques des monnaies numériques, ne doivent cependant pas être un frein au développement de ces marchés et doivent s’inscrire dans un cadre plus large, à tout le moins européen. A cet égard, l’association ne peut que regretter l’hétérogénéité dans l’application de la règlementation en matière de paiement au sein l’Union européenne, créant ainsi des « arbitrages règlementaires » pour certains acteurs.

IV/ Charges sociales :

Pour tous les versements en bitcoin entrant dans la définition des paiements de moins de 2000 euros par an, l’association demande un moratoire de 18 mois sur le paiement des cotisations sociales.

L’association préconise qu’aucune charge sociale ne pèse pendant cette période, dans la limite de ses montants. Ce temps sera consacré à l’observation de l’utilisation de Bitcoin pour les activités salariées.

 

En conclusion

Après d’autres protocoles libres (comme SMTP et HTTP), le protocole Bitcoin permet l’émergence de l’internet des transactions. Compte tenu du succès phénoménal de l’internet des messages (le réseau e-mail s’appuyant sur le protocole SMTP), et de l’internet de l’édition (le réseau web s’appuyant sur le protocole HTTP), il serait dommage que l’Europe en général et la France en particulier, manque ce virage technologique majeur au motif de protéger des situations de rente dans les domaines des paiements et des services financiers.

L’association invite les pouvoirs publics à se pencher sur ce sujet pour participer à son développement responsable. Nos voisins anglais et allemands se sont déjà emparés du sujet et y voient une belle opportunité économique. La France doit emprunter le même chemin.

 

 

Pour Richard Branson, Bitcoin est le pionnier d’une future monnaie globale

In the April issue of Delta’s SKY Magazine, Branson spoke about a number of topics, of which include (yes, you guessed it) bitcoin. “It was a genius who set [Bitcoin] up,” he told the magazine. But despite the genius behind bitcoin, Branson says there’s a number of flaws with it — chiefly, its transparency. Specifically, the fact that most people don’t know who Satoshi Nakamoto — the creator — is. “It may not be the perfect global currency of the future yet, but it’s the pioneer of a global currency.”

Mr. Branson instead feels that a successful means of digital payments could come from someone well known like Twitter co-founder Jack Dorsey.

via Sir Richard Branson: Bitcoin “The Pioneer of a Global Currency” | newsBTC.

France Info : Expliquez moi le bitcoin

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L’emission au complet à écouter ici :

 

EXPLIQUEZ-MOI | Si les mots se transforment en actes, c’est la première enseigne de renom qui acceptera les bitcoins en France. Monoprix a annoncé la semaine dernière dans une interview au Journal du Net que les consommateurs allaient pouvoir payer en bitcoin sur son site Internet d’ici la fin de l’année. Le bitcoin est-il en train de devenir une vraie monnaie ?

Le bitcoin est avant tout une innovation technologique, surtout utilisée pour l’instant comme monnaie électronique. Une monnaie virtuelle donc mais qui a une valeur et un cours. Pour acheter des bitcoins il suffit d’aller sur une plateforme qui transfère vos euros en bitcoins. En ce moment un bitcoin vaut à peu près 330 euros.

Pour l’instant, ce sont surtout les sites de ventes en ligne essentiellement américains qui les acceptent. Mais il y aussi quelques établissements en France où on peut payer en bitcoins. C’est le cas d’un bar qui se trouve dans le quartier du Sentier à Paris. Son patron Sofiane Bouhaddy est presque étonné du nombre de gens qui en possèdent. Il n’y a pas que des geeks comme on dit, des adeptes des nouvelles techonologies, mais aussi monsieur et madame tout le monde.

 

 

L’article sur le site est ici